Réforme concours enseignants 2026 : ce qui change pour les étu...
La réforme déplace les épreuves à bac+3 et introduit une formation rémunérée en master dès 2026 pour 85 000 candidats.

À partir de 2026, les concours pour devenir enseignant en France changent radicalement. Les épreuves écrites et orales se dérouleront désormais après une licence (bac+3), et non plus en master 2 (bac+5). Plus de 85 000 candidats sont concernés par cette session, qui marque le début d’une formation rémunérée sur deux ans. Les lauréats toucheront 1 400 € nets en première année de master et 1 800 € en deuxième année, selon Midi Libre. Une période transitoire jusqu’en 2027 permettra aux deux systèmes de coexister avant la disparition définitive du concours à bac+5 en 2028, comme l’explique La Nouvelle République.
Un concours accessible dès bac+3
Les épreuves des concours enseignants, comme le CRPE (professeur des écoles) ou le CAPES (second degré), se tiendront désormais en fin de licence. Les premières épreuves écrites du premier degré auront lieu les 1er et 2 avril 2026, tandis que celles du second degré se dérouleront tout au long du mois de mars, selon Midi Libre. Pour s’y préparer, une nouvelle licence dédiée, la Licence Professorat des Écoles (LPE), est proposée. Elle inclut des stages et des enseignements en français, mathématiques et histoire-géographie, avec un accent sur les savoirs fondamentaux, comme le détaille Ekole.
Les étudiants inscrits en L3 ou déjà titulaires d’une licence pourront s’inscrire, à condition de valider leur diplôme à la fin de l’année universitaire 2026-2027. Pour le CRPE, deux attestations seront obligatoires : un certificat de secourisme (PSC1) et une attestation de natation (50 mètres nage libre), précise Vocation Enseignant.
Une formation rémunérée et professionnalisante
Après la réussite au concours, les lauréats intégreront un master rémunéré de deux ans. En première année (M1), ils percevront 1 400 € nets par mois et effectueront 12 semaines de stage en observation et pratique accompagnée. En deuxième année (M2), leur rémunération passera à 1 800 € nets, avec 18 semaines de stage à mi-temps, comme l’indique Ekole. Cette formation en alternance vise à mieux préparer les futurs enseignants en articulant théorie et pratique, tout en offrant une stabilité financière.
Pour les étudiants, cette réforme représente une opportunité de se former plus tôt et de bénéficier d’un accompagnement renforcé. Cependant, elle implique aussi une organisation rigoureuse, notamment pour les inscriptions sur la plateforme Cyclades entre octobre et décembre 2026, comme le rappelle Vocation Enseignant.
Une période transitoire jusqu’en 2027
Pendant deux ans, les deux systèmes coexisteront. En 2026 et 2027, les concours à bac+5 seront maintenus pour les étudiants en master, tandis que les nouveaux concours à bac+3 s’adresseront aux étudiants en licence ou en M1. Cette transition permet de sécuriser les parcours en cours, comme le souligne UCLy. À partir de 2028, seul le concours à bac+3 sera en vigueur.
Cette réforme répond à un enjeu majeur : attirer davantage de candidats dans un métier en tension. Avec plus de 85 000 inscrits pour la session 2026, selon Midi Libre, les premiers effets semblent déjà visibles. Pour les étudiants, c’est aussi l’occasion de repenser leur parcours et de se préparer en amont.
Cette réforme marque un tournant dans la formation des enseignants. Entre opportunités financières et nouvelles exigences, elle redéfinit les étapes pour accéder au métier. À vous de jouer !
---
Vous préparez vos candidatures ?
*StudyMap centralise essays, lettres de motivation et préparation aux entretiens — le tout personnalisé à votre profil.*